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L'HISTOIRE D'IRRIGATION AU SOUDAN

PAR EZALDIN MIRGANI
 
Au Soudan l'irrigation par inondation des bassins et moyens mécaniques ( shadouf et saqia ) , était traditionnelles le long du Nil principal et les gouverneurs d'Egypte avaient introduit la submersion organisée dans les deltas intérieurs du Gash et du Barakat  pour la culture du coton . Mais c'est à l'époque de la colonisation britannique que l'irrigation pérenne fut introduite . Les premières stations de pompage à moteur Diesel sont apparues à la veille de la première guerre mondiale et se sont dès lors multipliées dans la région septentrionale , le long du Nil principale , puis du Nil bleu et dans les régions riveraines du Nil blanc . Les premiers grands travaux permettant d'emmagasiner les eaux de crue pour les redistribuer en période d'étiage furent terminée en 1925 avec la construction du barrage – réservoir de Sennar sur le Nil Bleu , pour l'irrigation du coton destiné à l'exportation . D'une faible capacité , il était conçue pour relever le plan d'eau de façon à alimenter un grand canal qui dessert les terres de la plaine de la Gezira en amont de Khartoum , entre les deux Nils .

Le JABAL MARRA

PAR EZALDIN MIRGANI
  
C'est un volcan éteint , à l'extrémité ouest , prés de la frontière avec le Tchad , et le Jabal Nuba , le seul relief situé au centre de la plaine . Au sud – ouest et d'al – Fasher , entre les bassains du Nil et du lac Tchad , le Jabal Marra est peu étendu ( 50 km d'est en ouest et 110 km du nord au sud ) , mais il jouit de conditions favorables : des pluies abondantes grâce à l'altitude 3150 mètres , un sol d'origine volcanique , et une plaine autour située à 900 mètres d'altitude . Des terrasses , anciennement construites par l'homme , retiennent le sol fertile et l'eau , et certaines vallées sont même irriguées par des cours d'eau permanents , tel le Wadi Azum , d'où la possibilité d'une installation permanente . La végétation est celle d'une savane grasse . Les montagnes de Nuba , dans le sud – est du Kordofan , sont des collines granitiques qui n'atteignent pas 1500 mètres , si bien que le climat n'est pas très différent de celui des plaines qui l'entourent . Mais les précipitations sont plus abondants autour des Collins et quelques cours d'eau sont permanents ( Khor abu – Habl ) . La vie y est donc possible pour des populations  d'agricultures . En dehors de ces zones montagneuses peu étendues  , le Qoz , au sud du désert et à l'ouest du Nil , est une zone de dunes de sable ondulées , où la pluie est immédiatement absorbée , et où la végétation se fixe en permanence .          

LA ZONE DESERTIQUE DU SOUDAN

PAR EZALDIN MIRGANI

Le désert occidental présente l'aspect le plus désolé . Il n'a jamais été infranchissable puisqu'une piste caravanière  , Darb al – arbain , reliait al – Atrun , dans le Darfour septentrional , à Asiut , en Haute – Egypte , mais en passant par des oasis ( comme Salima ) , trop minuscules pour permettre une installation humaine permanente . Il en est de même pour la hauteur située à l'extrémité nord – ouest , le Jabal << Uwaynat , qui malgré ses presque 2000 mètres , offre des puits trop rares pour être utiles . Seule la portion méridionale de cette zone désertique reçoit 50 à 100 mm et est parcourue par quelques wadis ( alHuwar , al – malik , Muqaddam , khor abu – Dom ) . qui drainent la portion septentrionale de la steppe vers le fleuve , et représentent une vie possible pendant la moitié de l'année pour des populations de pasteurs .
Le désert oriental , parcouru par une ancienne route caravanière reliant abu – Hamad à Korosko , en Haute – Egypte , est tout aussi aride . Mais les montagnes rocailleuses , dont les plus hauts points sont à plus de 1500 et jusqu'à 2450 mètres , la plaine côtière qui borde la mer Rouge , sont affectées par les vents qui arrivent du plateau éthiopien , rafraîchis par l'altitude .

LA CRUE DU NIL BLEU

PAR EZALDIN MIRGANI 
 En période de hautes eaux , de juillets à septembre , le Nil Bleu est un énorme torrent qui contribue pour 90 pour cent des eaux passant par Khartoum ( où il peut provoquer , comme  en 1988 et en 2001 , des inondations dévastatrices ) , mais en période d'étiage , il n'est plus que un petit cours d'eaux dont la largeur ( 400 mètres en moyenne )  est réduite de moitié ne contribuant plus que pour 20 pour cent des apports . Il est navigable en période de crue , mais pas en amont de Rosières à cause des rapides . Le complexe nilotique dessert avantageusement la région entre les deux branches , qui a toujours été densément peuplée , mais la province orientale de la mer  Rouge est plus encore les provinces occidentales du Kordofan et du Darfour échappent  totalement au système .
En aval de Khartoum , et jusqu'à la frontière avec L'Egypte ( et à son embouchure ) le Nil , issu de la jonction des deux branches principales , ne reçoit plus qu' un affluent , le Atbara ( et ses tributaires , Salam et Setit ) , venu de plateau éthiopien , au nord du lac Tanna Il entre au Soudan près de Gallabat , traverse le Kassala méridional et conflue avec le Nil en amont de Berber à sec pendant six mois ( comme le Rahad et le dindir ) , il apporte un volume considérable d'eau en période de crue ( 10 millions de mètres cubes par an . ) .     

LE SOUDAN APRES L'INDEPENDANCE

PAR EZALDIN MIRGANI
       
Au moment de l'indépendance , en 1956 , les défis d'une construction nationale étaient multiples , et les héritages complexes : au nord , un appareil d'Etat trop récemment institué sur la séparation des pouvoirs et le suffrage universel direct pour avoir perdu son caractère colonial , militaire , et autocratique ; une économie dépendante de L'Angleterre , aux disparités régionales accusées , mais des liens culturels avec L'Egypte ; une société fractionnée , contrôlée par un système de chefferies tribales et d'aristocraties religieuses , mais un mouvement ouvrier intégré et une élite syndicale révolutionnaire . Au l'ex sud , une lutte armée déclenchée dés 1955 contre un pouvoir central installé à Khartoum . Depuis , la crise des relations Nord – Sud a tourné aux massacres , malgré toute une décennie de paix relative ( 1972 -  1982 ) et l'intervention de pays africains voisins en faveur du compromis des principaux adversaires ; elle semble s'orienter d'autant plus aisément vers une solution séparatiste que les populations du Sud , auxquelles il y a lieu , désormais , d'inclure les Nuba du Sud  - Kordofan , ont hérité du passé la mémoire amplifiée par les écoles missionnaires et une administration coloniale qui pratiqua une politique d'isolement des provinces du Sud , au point d'instituer des langues officielles différentes , de refuser les permis de circulation aux commerçants du Nord , et d'interdire les mariages entre << nordistes >> et << sudistes >> .


PAR EZALDIN MIRGANI
 
Dans tout l'Ouest du soudanais ( provinces du Kordofan et du Darfour ) , les modes de vie traditionnels prédominant : la terre est communautaire , le travail est manuel et les jachères sont longues . Par ailleurs , les reliefs isolés , Jabla Marra , sont densément occupés par des populations de montagnards sédentaires qui associent agriculture intensive et élevage , avec aménagement des pentes en terrasses , pavages des ruisseaux , canalisations creusées dans le roc , et villages de huttes compacts le long des cours d'eau . Vers l'ouest , par contre , elles sont de plus en plus intacts , au fur et à mesure qu'on s'éloigne du centre . Même l'exploitation de la gomme arabique ( exsudée par l'acacia Sénégal ) n'a pas donné lieu à des transformations fondamentales : l'arbre ne fait l'objet d'aucun soin particulier et les terrains ne deviennent mulk que près des villages , lorsque les terrains qoz sont défrichés pour pratiquer des cultures ( sorgho et millet ) . Comme au nord , l'adaptation aux conditions naturelles entraîne une certaine spécialisation : les groupes qui se déplacent selon les saisons entre la plaine d'inondation et le plateau ferrugineux qui la flanquent à l'ouest , sont plus particulièrement des éleveurs , alors que dans le sud – Ouest et les montagnes du sud – est , les populations sont surtout des agriculteurs .  




Khartoum 

Le ministre de la Richesse animale, Bouchara Joma Aro a affirmé l'importance du renforcement de la coopération conjointe et la solidité des relations entre les deux pays.

Lors de sa réunion ce lundi avec le ministre sud-soudanais, James Jika Doko, le ministre Aro a indiqué que la réunion s'inscrit dans le cadre de la forte volonté de renforcer la coopération mutuelle et la consultation sur la signature d'une note d'entente dans les domaines de la lutte contre les maladies infectieuses, la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté.

Il a déclaré que la note d'entente sur tous les domaines de la richesse animale sera signée demain mardi.

Le ministre sud-soudanais Doko a salué les efforts faits pour le renforcement de ka coopération mutuelle dans le domaine de la santé de bétail du pays afin d'atteindre la sécurité alimentaire, l'augmentation de la production et lutter la pauvreté.




Khartoum

Le Président de l'Union des banques soudanaises (UBS), Mossad Mohamad Ahmad a indiqué que le secteur bancaire soudanais a prouvé sa solidité face à la phase de danger, qui a duré plus de vingt ans, notant qu'il a néanmoins réussi à obtenir des résultats positifs dans divers domaines et un développement positif des indicateurs de sécurité mondiale.

Lors de son discours ce lundi devant l'ouverture du forum sur les exigences de traitement avec les banques correspondantes, le Président de l'union a indiqué que les banques soudanaises continuent le développement de la technologie bancaire et ont adopté les normes de qualité bancaire.

Il a ajouté que les politiques de la centrale de Soudan constituent la soupape de sécurité pour la sureté du secteur bancaire au pays, soulignant que le secteur cherche efficacement à reprendre ses anciens correspondants et élargir le réseau des correspondants dans le monde entier.




Khartoum

Le ministre du Travail et du Développement humain de l'Etat de Khartoum a examiné avec le directeur exécutif de l'Institut des produits en cuir au COMESA les moyens de développement du secteur du cuir et des produits en cuir.

Dans des déclarations à la presse, le ministre a indiqué que son ministère est en train de transformer le centre de Karari pour être un centre régional spécialisé des produits en cuir pour tous les pays du COMESA.

Il a ajouté que la réunion a également discuté les moyens de soutenir les projets du centre par la fourniture des technologies modernes et la formation dans le domaine du cuir afin d'engager sur les marchés mondiaux, saluant le grand rôle joué par l'institut des produits en cuir à l'organisation du COMESA.




Khartoum 

Le premier vice-président de la République, Premier ministre fédéral, Bakri Hassan Saleh, a appelé les organisations et les philanthropes à continuer à fournir des services humanitaires aux pauvres et aux nécessiteux du continent africain.

Lors de son discours ce jeudi à l'ouverture des réunions du conseil d'administration de l'Organisation de Dawa islamique, Saleh a souligné l'importance du rôle joué par l'organisation pour aider les nécessiteux dans 40 pays africains dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'éducation et de la protection sociale en faveur des millions d'Africains.

"Nous nous attendons à ce que l'Organisation de Dawa islamique et ses homologues regardent des projets et des programmes pour relever les défis de l'action humanitaire et qu'ils tendent des mains blanches aux pauvres africains sans discrimination", a-t-il dit.