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LES ORIGINES DES TRIBUS ARABES DU SOUDAN

PAR EZALDIN MIRGANI
   
Il est difficile d'authentifier la parenté de l'ancêtre éponyme de Ja'aliyin , Ibrahim Ja'al , avec l'oncle du Prophète , Al- Abbas . Il n'existe pas de sources arabes précises attestant la venue d'Abbassides au Soudan . Toutefois , les historiens accordent crédit à la possibilité d'une arrivée à l'époque de la conquête de L'Egypte 969 par les Fatimides ( yousuf Fadl Hassan , 1973 , P . 147) . Cependant , il semble difficile de considérer comme abassides certaines tribus figurant dans les généalogies les plus anciennes et reconnus par les spécialistes . Quoi qu'il en soit , l'ordonnancement suivant fait autorité : Ibrahim Ja'al est situé 15 génération après Al- Abbas ; à la huitième génération après lui , les tribus sont affiliées comme le montre l'arbre généalogique de la p. 62 . Les Arabes nomades de l'ouest ( Kababish , Baqqara , …) , de L'Est ( Shukria ) , du centre ( Rufa'a ) , forment le second groupe celui de Juhayna , descendants de Qahtan . Mais l'origine de l'ancêtre éponyme est encore plus incertaine que celle d'Ibrahim Ja'al , et l'affiliation de certaines tribus est controversée . Les véritables Juhayna se trouvent dans le sud du Butana , entre les rivières Rahad et Dindir .

LES ARABES DU SOUDAN

PAR EZALDIN MIRGANI
    
Les Arabes soudanais sont rangés en deux groupes selon leur origines et leur mode de vie : descendants de Qahtan ou de Adnan , nomades ou sédentaires .
Les Ja'aliyin , rattachés à Adnan , sont principalement agricultures entre la 6e cataracte et Atbara pour les ja'aliyin proprement dits , entre Berber et Karima pour les autres ( Mirafab , Manasir , Rubatab , Shayquiya ) , On les trouve également commerçant à travers tout le Soudan . Cette sédentarisation ne doit pas toutes foi pas faire oublier que les Ja'aliyin étaient pour la plus part encore nomades au XIX e siècle ( Burchardt , 1822, pp. 279 et 281) . Certes , l'agriculture de bassin et des autres terres inondables ainsi que l'irrigation des hautes terres furent pratiquées dès l'antiquité , mais , l'agriculture pluviale et l'élevage durent avoir dès la même épouque un rôle essentiel . Les modifications climatiques puis , au XXe siècle , la modernisation et l'extension de l'agriculture irriguée , ont peu à peu , rendu ces activités aléatoires dans le nord du Butana , qui en 1908 encore , était plus peuplé que les bords du Nil . ( Crowfoot , 1911,pp. 10 – 11 ) . La sécheresse persistant persistante et la perte de leur cheptel ces dernières années a réduit les derniers habitants de l'intérieur ( Fadniya , Hassaniya installés le long des rivières temporaires et auprès des puits , au rôle de gardiens des troupeaux que les résidents de la vallée du Nil , entre Shendi et Al – Damer , descendent ( en camion ) , lorsque des pluies suffisants permettent le développement des pâturages .

LES SHAYQIYA ET LES NUBA

PAR EZALDIN MIRGANI
     
En aval de la 4e cataracte s'ouvre le pays de dense palmeraie de 100 km de long , abritant près de 100000 habitants ( autour de Méroé et Karima ) . les Shayqiya , agriculteurs appliqués autant qu'ils furent guerriers valeureux , luttèrent farouchement pour leur indépendance ; dès 1690 , ils se libérèrent de la tutelle funj ; vaincus par les armées turco- égyptiennes , ils devenirs de loyaux serviteurs de la Türkiye et adhérèrent en masse à la confrérie Khatmiya , ce qui leur valut de terribles représailles sous la Mahdiya . Leur prospérité et leur prééminence dans les domaines intellectuels ne se dément pas jusqu'à nos jours . Les Bedairiya , dans le dernier coude du Nil , autour dAl – Debba , leur sont apparentés . La dernière section du fleuve est occupée par des tribus de langue nubienne . Les Danagla ( capitale Dongola ) , les Mahas ( capitale Delgo ) , les Sokkot ( capitale Abri ) , sont environ 200000 auxquels il faut ajouter les Fadija , qui demeuraient en aval de la 2e cataracte jusqu'en Egypte , et dont le pays a été submergé par les eaux du lac Nubie Ils ont été transférés en 1964 à la Nouvelle Halfa , périmètre irrigué crée pour eux le long de l'Atbara ( 50000 personnes ) . Du côté égyptien se trouvaient les Kenuz , déplacés à Kom Ombo , en aval d'Assouan .

KARTOUM EST LA PLUS SÜRE DES VILLES AFRIQUES

PAR EZALDIN MIRGANI
  
Omdurman est une ville relativement jeune , qui a tout de même connu les grands combats de l'époque coloniale et mahdiste . Seule des trois << pôles >> Khartoum à n'avoir le Nil comme barrière que sur un seul de ses flancs , la cité est moins facile à défendre qu Khartoum , a priori abordable uniquement par son côte sud . Venant du sud justement , c'est pourtant à Omdurman que les troupes mahdistes ont établi leur base d'attaque vers Khartoum par le nord , depuis l'Egypte . Treize ans plus tard , un Etat mahdiste au bord de la chute affrontera les troupes Anglos – égyptiennes dans sa capitale . Omdurman est encerclé au nord , et à l'ouest – les assaillants prenant le contrôle des quelques collines environnantes – tandis que une flottille de bateaux de guerre prend positions sur le Nil . Le combat est largement inégal et la défaite cruelle pour les mahdistes . En plus de leur supériorité numériques , les Anglos – Egyptiens disposaient de la fameuse mitrailleuse automatique Maxim . De cette année 1898 , on retient que le plus célèbre des participants de cette bataille d'Omdurman ( ou de Karari ) ne fut pas Lord Horatio Herbert Kitchener , mais un certain lieutenant Winston Churchill , futur flamboyant . Secrétaire d'Etat britannique aux colonies et , surtout Premier ministre charismatique de la seconde guerre mondiale .

L'ORIGINALITE DE LA MUSIQUE SOUDANAISE

PAR EZALDIN MIRGANI

    
A l'image du pays tout entier , la musique du soudan est plurielle . elle mélange des influences arabes et africaines , des rythmes et des instruments locaux . ou aujourd'hui , étrangers . Les musiques soudanaises actuelles tirent leur origine des musiques traditionnelles et religieuses des siècles passées Dans les monts Nuba , chaque tribu possédait ses propres rythmes . Dans le Nord , il s'agissait du style madee , qui utilisait des instruments d'origine arabe avec des rythmes nubiens pour psalmodier les louanges du Prophète . Les musiques soufies ont eu également une grande influence sur la culture musicale du  pays . Dans les années 1920 , le madee se sécularise en haqiba , où le chanteur tient une place fondamentale , et la musique se popularise dans les événements festifs , comme les mariages , et s'introduit en ville . Les temps de la guerre et de l'indépendance voient naître un mélange des genres et une ouverture franche à l'étranger . La musique pop , le jazz puis le reggae et le rap font leur apparition à la radio , tandis que de nouveaux instruments , comme la guitare , le violon ou le piano , viennent jouer les musiques plus traditionnelles , voire des musiques tribales de Nuba .
La musique se fait généralement sur la base d'un rythme à 5 temps et les chants fonctionnent comme les éléments d'un poème .De la chanson soudanaise émergent alors de grands noms , comme Mohammed wardi , Mohammed al – Amin ou Abdel Karim el – Kabli





Khartoum

Le ministre de la Richesse animale, Dr Mabrouk Moubarak Salim s'est entretenu ce dimanche avec une délégation du ministère érythréen de l'Agriculture et la Richesse animale sur la coopération et la coordination mutuelle dans les domaines de la richesse animale.

Lors de sa réunion ce dimanche avec la délégation érythréenne qui est en visite au pays, en présence du chargé d'affaire de l'ambassade érythréenne à Khartoum, Ibrahim Idris, Mabrouk a indiqué que la visite de la délégation vise à l'amélioration des relations bilatérales et la discussion sur les questions essentielles dans le domaine de la richesse animale.

Il a affirmé que son ministère est prêt à fournir les expériences du Soudan à l'Erythrée à travers l'échange des visites des techniciens, expansion dans le domaine du contrôle des naissances, du développement du secteur de l'élevage et de la coopération dans la lutte contre les maladies transfrontières.

Pour sa part, le président de la délégation érythréenne a salué le bon accueil et la coopération mutuelle fructueuse, appelant à l'échange des visites entre les deux pays pour atteindre les objectifs souhaités dans ce domaine.





Khartoum 

l'Ambassadeur britannique à Khartoum, a affirmé l'importance de l'investissement agricole au Soudan, soulignant l'existence de multiples possibilités du Soudan d'attirer des investisseurs deans tous les domaines agricoles.

Lors de l'ouverture du deuxième forum annuel sur l'agriculture, la richesse animale et la sécurité alimentaire organisé par la société britannique VALIANT, l'ambassadeur britannique a indiqué que le Soudan après la levée des sanctions économiques a l'opportunité d'attirer les investisseurs de tous les pays du monde.

Pour sa part, le sous-secretaire du ministere de l'Investissement, Najmuddine Hussein Ibrahim a indiqué que le ministère a préparé des programmes, des plans et des cartes pour tous les secteurs d'investissement pour les investisseurs qui veulent investir dans l'agriculture, soulignant que le pays possède des éléments agricoles et des terres fertiles.




Khartoum

Le Ministre des Ressources Animales, Juma'a Bishara Oror a déclaré que la visite du Président de la République aujourd'hui à la Russie ouvrira de larges domaines pour le Soudan de tirer parti du potentiel scientifique de la Russie.

Bishara Oror a déclaré dans un communiqué de presse à l'Aéroport de Khartoum que la visite confirme que le Soudan est revenu comme il était, en soulignant qu'il reviendra à sa position normale et le leadership qu'il a occupé dans la Région et dans le Monde.

Il a souligné que le Président et les Ministres d'accompagnement dans sa délégation, discuteront de nombreuses questions politiques, sécuritaires et économiques, et a ajouté: " Je pense que le Soudan bénéficiera du potentiel russe en particulier dans le Développement des Outils requises et des Technologies avancées dans le domaine de l'Elevage et l'augmentation de la production", soulignant que la visite du Président de la République à la Russie aura un Au-delà.




Khartoum

Le Vice-président du Comité Supérieur pour les Relations avec la Chine, la Russie, l'Afrique du Sud, l'Inde et le Brésil (Groupe BRICS) et Assistant du Président de la République, le Dr Awad Ahmed Al-Jaz, a affirmé que la visite du Président de la République en Russie conduira à élargir la Portée des Relations Internationales du Soudan avec le Monde.

Dans un communiqué de presse à l'Aéroport de Khartoum, le Dr Al-Jaz a déclaré que cela conduisait à la Réalisation d'Avantages Mutuels pour le Soudan et la Russie, se référant à l'existence d'un nombre de Sociétés Russes Opérant dans le Secteur Minier au Soudan.

Il a souligné la Position Stratégique du Soudan et les Vastes Potentialités dans le pays, indiquant que la visite du Président intervient dans le cadre des efforts visant à consolider les Relations du Soudan avec le Groupe BRICS.

Il a décrit la visite du Président en Russie comme le Début de la Formulation d'une Nouvelle Vision pour renforcer les Relations Futures et la Coopération avec les pays BRICS et consolider les liens avec les Etats voisins.




Kampala

La Banque centrale du Soudan (CBK) a conclu un accord avec la Banque centrale de l'Ouganda pour faciliter le commerce et l'intégration économique entre le Soudan et l'Ouganda.

Le gouverneur de la Banque centrale Hazem Abdul-Gadir a déclaré à la SUNA qu'il a tenu une réunion à Kampala avec le gouverneur de la Banque centrale ougandais portant sur le moyen de faciliter le commerce entre les deux pays et l'intégration des économies des deux pays.

Il a ajouté que le côté ougandais a accepté d'ouvrir une succursale de la Banque agricole du Soudan en Ouganda pour aider à la commercialisation d'équipements et de machines agricoles fabriqués au Soudan, soulignant que le côté ougandais a demandé de profiter de l'expérience du Soudan dans les banques islamiques à répondre aux demandes de certains clients qui souhaitent traiter conformément au système bancaire islamique.